Google Ads
Performance Max contre Search sur 6 comptes qu'on pilote : le clic coûte 2,4 fois moins cher, il convertit un tiers moins bien, et la conversion revient à 0,58.
Performance Max se discute depuis trois ans comme une question de principe. Ceux qui détestent y voient une boîte noire qui vous prend le volant. Ceux qui adorent y voient l'avenir du compte. Presque personne ne pose les deux types de campagne côte à côte sur les mêmes comptes et la même période. On l'a fait sur 6 comptes, et le résultat est unanime dans un sens, avec une réserve qui interdit d'en tirer la conclusion facile.
Une campagne Performance Max diffuse partout à la fois : la recherche, le Display, YouTube, Discover, Gmail, Maps, le Shopping. Vous lui donnez des visuels, des textes, un objectif et un budget. Elle décide du reste, et elle ne vous dit pas grand-chose de ce qu'elle a décidé.
C'est cette opacité qui alimente le débat, et elle est réelle. Mais l'opacité d'un outil ne dit rien de son rendement. On a donc pris les 6 comptes où les deux types tournent en même temps, sur les mêmes 180 jours, et on a classé trois choses : ce que coûte le clic, ce qu'il devient, et ce que coûte la conversion au bout.
Rapporté à la recherche pure, le clic Performance Max coûte 0,42 en médiane, dans une étendue allant de 0,23 à 0,72. Il est moins cher sur les 6 comptes, sans exception.
Ce n'est pas surprenant une fois qu'on sait d'où vient le trafic. Une campagne Performance Max achète une majorité de ses clics sur le Display, YouTube et Discover, où l'enchère est incomparablement moins disputée qu'en haut d'une page de résultats. Vous n'achetez pas le même emplacement, donc vous ne payez pas le même prix.
Si vous voulez voir cette ventilation sur votre propre compte, réseau par réseau, c'est le troisième tableau d'un audit Google Ads, et c'est souvent celui qui surprend le plus.
Voilà le chiffre que les défenseurs de Performance Max ne mettent jamais en avant.
Le taux de conversion du clic Performance Max vaut 0,68 de celui de la recherche en médiane. Il est moins bon sur 5 comptes sur 6, et l'étendue va de 0,46 à 1,16. Un seul compte voit Performance Max convertir mieux que sa propre recherche.
La mécanique est évidente une fois posée. Quelqu'un qui tape votre métier dans un moteur a déjà formulé son besoin. Quelqu'un qui croise votre annonce dans un flux ne l'a pas formulé, et souvent ne l'a pas encore. Le second clique pour moins cher et il est plus loin de l'achat.
Deux écarts qui vont en sens inverse, et il faut savoir lequel l'emporte. La réponse est nette : le coût par conversion de Performance Max vaut 0,58 de celui de la recherche, avec une étendue de 0,31 à 0,91.
Moins cher sur les 6 comptes. Dans 6 secteurs différents, à des échelles de dépense qui vont du simple au quadruple. C'est l'unanimité qui rend ce relevé intéressant, bien plus que l'ampleur de l'écart.
Maintenant la réserve, écrite ici parce que c'est ici que le chiffre apparaît, et elle est lourde. Performance Max diffuse aussi sur votre propre marque et sur des gens qui sont déjà venus chez vous. Une partie de ces conversions serait rentrée de toute façon, par une recherche de marque ou par un accès direct. Ce relevé ne sait pas séparer l'acquisition neuve de la reprise d'un trafic déjà acquis, et personne ne le peut proprement depuis l'extérieur du compte.
Ce qu'on publie est donc un écart de coût constaté, et rien de plus. Quiconque vous annonce un gain net sur Performance Max sans avoir isolé la marque vous vend une conclusion qu'il n'a pas mesurée.
Votre compte mérite un vrai constat.
30 minutes, on relit 90 jours de diffusion, et vous repartez avec un écrit.
Le chiffre le plus parlant du relevé n'est pas un coût, c'est une part.
Sur ces 6 comptes, la part de la dépense confiée à Performance Max va de 9,6 % à 39,5 %, avec une médiane à 31,1 %. Aucun compte ne dépasse les 40 %, alors même que Performance Max y produit des conversions moins chères sur les 6.
Ce n'est pas une incohérence. C'est la traduction budgétaire exacte de la réserve ci-dessus : on lui confie assez pour capter ce que la recherche ne capte pas, et pas assez pour qu'il se mette à racheter le trafic que la recherche captait déjà. La recherche garde la demande formulée, Performance Max va chercher celle qui ne l'est pas.
Une campagne Performance Max mal bornée ira vers le plus facile, et le plus facile est toujours votre marque.
Le détail des gestes qu'on applique compte par compte est sur notre page agence Google Ads.
On l'ouvre quand deux conditions sont réunies : la mesure des conversions est propre, et les exclusions de marque sont en place. Dans cet ordre, jamais l'inverse.
Et on ne lui confie pas la majorité du budget, même quand ses chiffres sont les meilleurs du compte. Un type de campagne qui ne montre pas où il dépense ne mérite pas qu'on lui confie ce qu'on sait déjà capter autrement. La recherche reste le socle, Performance Max prend l'extension.
Vérifiez vos exclusions de marque aujourd'hui. Si elles ne sont pas posées, tous les chiffres Performance Max de votre compte sont flattés d'une quantité que vous ne pouvez pas estimer.
Comparez vos deux types de campagne sur trois lignes à la fois : le coût du clic, le taux de conversion, et le coût par conversion. Regarder la dernière seule vous cachera d'où vient le résultat.
Regardez la part de votre budget confiée à Performance Max. Au-delà de 40 %, demandez-vous ce que la recherche capterait toute seule si vous le coupiez demain.
Et ne jugez pas une campagne Performance Max avant 6 semaines. Elle apprend sur un inventaire bien plus large qu'une campagne de recherche, donc elle apprend plus lentement.
Une campagne qui refuse de vous dire où elle dépense a besoin d'un plafond, pas d'un acte de foi.
C'est un type de campagne Google Ads qui diffuse sur tous les réseaux à la fois : recherche, Display, YouTube, Discover, Gmail, Maps et Shopping. Vous fournissez des visuels, des textes, un objectif et un budget. L'algorithme répartit la diffusion, et il ne détaille pas ses arbitrages.
Sur les 6 comptes qu'on a mesurés du 1er mars au 31 août 2026, la conversion Performance Max revient à 0,58 de son prix en recherche pure, et c'est vrai sur les 6. Cet écart inclut cependant des conversions de marque et de trafic déjà acquis, qu'aucun relevé externe ne sait isoler. C'est un écart constaté, et il ne dit pas le gain net.
Non, et aucun des 6 comptes ne le fait. La part confiée va de 9,6 % à 39,5 %, médiane 31,1 %. Un budget majoritaire sur Performance Max revient à lui laisser racheter le trafic que la recherche captait déjà, sans moyen de le vérifier.
Parce qu'il vient majoritairement de flux et de vidéos, où la personne n'a pas formulé de besoin. Sur nos comptes, son taux de conversion vaut 0,68 de celui de la recherche en médiane, et il est plus bas sur 5 comptes sur 6. Son clic coûte assez peu cher pour que l'écart final reste à son avantage.
Il le peut, et c'est le risque principal. Sans exclusions de marque posées au niveau du compte, il achète vos propres requêtes de marque, qui sont les moins chères et les plus faciles à convertir. Vos chiffres montent alors sans qu'un seul client supplémentaire soit entré.
Comptez 6 semaines au minimum. Elle apprend sur un inventaire beaucoup plus large qu'une campagne de recherche, donc son apprentissage est plus lent. Juger à 2 semaines revient à couper une campagne qui n'a pas fini de chercher.
Prêt à remplir votre pipeline ?
30 minutes, un audit de vos campagnes, et une réponse claire : comment vous aider à générer plus de leads, et comment.
Votre audit Gratuit