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Calcul du ROAS, différence avec le ROI, et la cible à viser : l'inverse de votre marge, pas un chiffre du marché. Sur un compte où la valeur est renseignée, il ressort à 6,78.
On vous demande votre ROAS en réunion, on le met dans vos objectifs annuels, et on change parfois d'agence à cause de lui. Pourtant la question qui compte n'est presque jamais posée : quel ROAS devez-vous viser, vous, avec votre marge à vous. La réponse ne se trouve dans aucune moyenne sectorielle. Elle se calcule en une minute, et elle change tout ce qui suit.
Le ROAS, pour retour sur dépense publicitaire, divise le chiffre d'affaires attribué à vos campagnes par le montant dépensé dans ces campagnes, sur la même période.
Vous dépensez 2 000 € et vos campagnes produisent 8 000 € de ventes : votre ROAS vaut 4. Il s'écrit aussi en pourcentage, 400 %, et parfois en ratio, 4 pour 1. Trois écritures, un seul chiffre.
Ne le confondez pas avec le retour sur investissement, qui rapporte le bénéfice à l'ensemble des coûts engagés : production, salaires, outils. Le ROAS ignore tout ça et n'isole que la performance publicitaire. C'est sa force quand on veut juger une campagne, et sa faiblesse quand on veut juger une entreprise.
La question qu'on nous pose est toujours la même : c'est quoi, un bon ROAS. On lit partout des réponses en chiffres ronds, 3, 4, 5 selon le secteur. Ces chiffres ne veulent rien dire tant qu'on ignore votre marge.
Le seuil qui compte est celui à partir duquel vous cessez de perdre de l'argent. Divisez 1 par votre taux de marge brute.
Un ROAS de 3 est donc excellent pour un commerce à marge épaisse et catastrophique pour un revendeur à marge fine. Comparez le vôtre à votre propre seuil d'équilibre, puis à votre propre mois précédent. Jamais à une moyenne.
Toute cette arithmétique suppose que votre compte publicitaire connaisse la valeur de chaque conversion. C'est immédiat en commerce en ligne, où le montant du panier remonte tout seul. Ça se pose à la main partout ailleurs.
Sur un compte de formation qu'on pilote, où cette valeur est renseignée, le retour sur dépense ressort à 6,78 sur les 180 jours allant du 1er mars au 31 août 2026. Autrement dit 6,78 € de chiffre d'affaires attribué pour 1 € dépensé.
Une précision au moment où le chiffre apparaît : un ROAS déclaré dépend de la façon dont le compte valorise ses conversions. Celui-ci se lit à l'intérieur de ce compte et dans le temps. Il ne se compare ni à un autre compte ni à une moyenne de secteur, et on ne vous invite pas à le faire.
Ce que ce chiffre démontre est ailleurs : une fois la valeur posée, la colonne cesse d'être décorative et devient un outil d'arbitrage. C'est exactement ce qu'on regarde en ouvrant un compte dans un audit Google Ads.
Votre compte mérite un vrai constat.
30 minutes, on relit 90 jours de diffusion, et vous repartez avec un écrit.
C'est la situation de la plupart des entreprises qui vendent des services, et elle a une réponse en trois marches.
Les trois marches se montent dans cet ordre. La première se fait en une demi-journée et corrige l'essentiel. On détaille ce qu'on branche compte par compte sur notre page tracking publicitaire.
Voilà la contre-intuition de cet article, et elle explique pourquoi on ne pilote jamais un compte au seul ROAS.
Une campagne sur votre propre marque affiche mécaniquement le meilleur retour du compte. Les gens vous cherchaient déjà, le clic est bon marché, la transformation est élevée. Une campagne qui va chercher des gens qui ne vous connaissent pas affiche l'inverse, et elle est pourtant la seule qui fasse grandir l'entreprise.
Un compte piloté au ROAS seul se rétracte donc lentement sur ce qu'il savait déjà capter. Les chiffres montent, le carnet de commandes ne bouge pas, et personne ne comprend pourquoi.
Le bon montage consiste à fixer une cible de ROAS différente selon le travail de chaque campagne. Le seuil d'équilibre pour les campagnes d'acquisition, une cible plus haute pour celles qui récoltent une demande déjà formée.
On pose la valeur de conversion avant de parler de ROAS, et on le dit au premier rendez-vous. Piloter au ROAS sur une valeur approximative revient à optimiser un nombre de formulaires en croyant optimiser un chiffre d'affaires.
Tant que la valeur n'est pas installée, on pilote au coût par conversion en séparant les types de conversion. C'est moins élégant et parfaitement honnête, et ça évite de prendre des décisions sur une colonne décorative.
Une agence qui vous annonce un ROAS sans vous avoir demandé comment vous valorisez vos conversions vous lit une colonne qu'elle n'a pas vérifiée.
Calculez votre ROAS d'équilibre avant de vous fixer une cible : 1 divisé par votre taux de marge brute. C'est le seul chiffre qui vous concerne, et il se trouve dans votre comptabilité, pas dans un article de blog.
Ouvrez vos actions de conversion et regardez la valeur attribuée à chacune. Si vous y trouvez 1, ou rien, votre colonne de retour sur dépense n'a jamais servi à rien.
Si vos ventes se signent hors ligne, posez dès cette semaine une valeur moyenne par type de contact. Vous n'avez pas besoin d'être exact, vous avez besoin d'arrêter d'être à zéro.
Et fixez des cibles différentes selon le travail de chaque campagne, sinon votre compte se rétractera tout seul sur votre marque.
Un ROAS qu'on ne rapporte pas à sa marge est un chiffre qu'on récite.
Divisez le chiffre d'affaires attribué à vos campagnes par le montant dépensé dans ces campagnes, sur la même période. 8 000 € de ventes pour 2 000 € de dépense donnent un ROAS de 4. Le calcul suppose que votre compte connaisse la valeur de chaque conversion, ce qui se pose à la main dès que la vente ne se conclut pas en ligne.
Celui qui dépasse votre seuil d'équilibre, égal à 1 divisé par votre taux de marge brute. À 20 % de marge il vous faut 5, à 50 % il vous faut 2, à 80 % il vous faut 1,25. Les moyennes sectorielles qu'on lit partout ignorent votre marge et ne vous disent donc rien d'utile.
Le ROAS rapporte le chiffre d'affaires à la seule dépense publicitaire. Le retour sur investissement rapporte le bénéfice à l'ensemble des coûts engagés, y compris la production, les salaires et les outils. Un ROAS élevé peut accompagner un retour sur investissement négatif si votre marge est mince.
En trois marches. Une valeur moyenne d'abord, obtenue en divisant votre chiffre d'affaires annuel par le nombre de contacts reçus. Une valeur par type de contact ensuite. L'import des conversions hors ligne enfin, qui renvoie au compte le montant réel de chaque affaire signée. La première marche se monte en une demi-journée et suffit à rendre la colonne exploitable.
Parce que vos actions de conversion portent probablement la valeur proposée par défaut, souvent 1 €. Votre compte calcule alors un retour sur dépense en supposant qu'un client vaut 1 €, ce qui donne une colonne à 0,02 ou 0,04. Le chiffre n'est pas faux, l'hypothèse en dessous l'est.
Non, et il peut tromper. Il récompense les campagnes qui récoltent une demande déjà formée, comme celles sur votre marque, et pénalise celles qui vont chercher des clients neufs. Fixez une cible par type de campagne plutôt qu'une cible unique pour le compte.
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